Retour aux Galapagos

Texte et photographies : Diane et Olivier Hervieu

Retour

Souvenez-vous, en décembre 2006, Olivier était en plein préparatif d’un nouveau voyage aux Galapagos, prévu pour avril 2007. A leur retour, Diane et Olivier nous font partager en photos leurs nouvelles rencontres. C’est le deuxième voyage pour Diane et le troisième pour Olivier qui avait la lourde charge, cette fois-ci d’accompagner un groupe de touristes.
Comme toujours, quand ils font de la photo ensemble, ils essaient d’utiliser des optiques différentes et surtout de ne pas être l’un à coté de l’autre afin de varier les prises de vue.

Olivier nous raconte le voyage.
Les îles Galápagos étant un archipel, elles se visitent en bateau. C’est aussi un site classé par l’UNESCO au patrimoine Mondiale et depuis avril 2007 elles figurent au patrimoine mondial des sites en danger. C’est donc accompagné d’un garde assermenté que l’on descend à terre en respectant impérativement le cheminement sur un sentier que l’on n’a pas le droit de quitter.
Étant pile sous l’équateur, les visites se font toujours le matin (entre 6h30-7h et 10h00-11h00) et l’après-midi entre (15h30-16h00 et 18h00). Entre ces deux créneaux, on est à bord du bateau et l’on navigue d’un lieu à l’autre (sieste, “dérawtisation” de fichiers, papotage avec les autres membres du groupe et les gens de l’équipage, nettoyage du matos, re-sieste, bronzette, repas et re-sieste). On peut aussi retourner à terre vers midi pour se baigner avec les otaries, tortues marines et autres poissons locaux (raies, requins etc…).

L’itinéraire du bateau est quant à lui prédéfini très longtemps à l’avance par le parc national de façon à limiter la présence de trop de touristes au même instant sur un site donné. Cette gestion a fait que sur ce voyage, nous avons rarement vu plus de 3 bateaux de touristes à la fois.
Voilà le déroulement du premier jour d’une croisière idéale. Les avions arrivent majoritairement sur l’île de Baltra, au centre de l’archipel. En fin de matinée, une fois leur avion parti les touristes partent à la recherche de leur bateau.

La première vue du bateau provoque quelquefois un choc !
Pour nous, au cours de ce voyage, ce ne fût heureusement pas le cas car nous l’avions soigneusement choisi et nous avons donc voyagé sur un bateau tout neuf !
De Baltra, le bateau part pour son itinéraire de 8 ou 12 jours en Mer. Pour cette fois ci, c’était 12 jours d’un itinéraire que j’avais négocié sur mesure avec le patron du bateau et le parc.
Généralement cet itinéraire commence par la plage de Las Bachas qui a l’immense avantage de n’être qu’à quelques milles de l’aéroport.
Là le touriste photographe peut encaisser tranquillement le décalage horaire en faisant connaissance en fin d’après midi avec l’environnement qui l’entoure : Les plages de sable corallien vierges de toutes traces de pas qui contrastent bien avec le noir du basalte.

Plages de sable fin et premières rencontres animalières.

Dans une petite lagune un peu en arrière de la plage, après avoir évité de marcher sur les nids de tortues marines (gros cratères dans le sable), On peut voir des échasses d’Amérique et avec un peu de chance, le grand héron bleu (on n’a pas eu de chance cette fois là !)

Avant de retourner sur le bateau, on peut assister au spectacle d’un coucher de soleil sous l’équateur en plein Pacifique, avec le ciel qui s’embrase sur 360°.

Croyez moi. Après une première demie journée comme celle là, le photographe, le naturaliste et l’amoureux de la nature sont au paradis !
Malheureusement, ce que j’ai fait trois fois en cinq ans n’est maintenant plus possible. En effet, depuis que l’UNESCO a inscrit le site au patrimoine mondial des sites en danger, l’Équateur a promis de respecter ses quotas de touristes (environ 40.000 autorisés par an au lieu de 70.000 !)
Du coup, les croisières de 12 jours n’existent plus, et les itinéraires des bateaux sont tirés au sort par le parc plusieurs mois avant la date du voyage.

Voici un oiseau qui est présent sur tout l’archipel, le pélican brun. Vous l’avez compris, il est très courtisé par les noddys, mais aussi par les frégates qui essaient de lui voler le produit de sa pêche lorsqu’il ouvre son bec pour en faire sortir les litres d’eau capturés en même temps que les poissons.

Autre oiseau présent sur tout l’archipel, la mouette à queue d’aronde qui a la particularité de pêcher de nuit, ce qui vaut aux navigateurs de beaux instants nocturnes quand ils peuvent surprendre son vol silencieux dans le sillage du bateau. C’est à mon goût, la plus belle mouette qu’il m’ait été donnée de voir

Voici un autre oiseau emblématique de cet archipel, le moqueur des Galápagos. Oiseau très curieux et comme toujours aux Galápagos n’ayant aucune crainte de l’homme.

Et pour introduire l’oiseau suivant, je laisse le soin au moqueur de s’en charger !

La buse des Galápagos est un oiseau plus rare bien que présent sur la plupart des îles de l’archipel. C’est l’une des deux espèces de rapaces présents sur l’archipel avec le Hibou des marrais.
Pour la photographier, il vaut mieux avoir une longue focale, et saisir l’opportunité lorsqu’elle se présente.
Cette buse se nourrit de jeunes d’iguanes, de lézards et aussi de jeunes tortues de mer lorsqu’elles essaient de rejoindre l’océan. Cela explique donc qu’on la voit principalement là où ces espèces sont présentes.

Et pour terminer ce reportage, le deuxième rapace de l’archipel, le Hibou des marais, avec une photo prise lors de notre premier voyage, seule occasion qu’il nous a été donnée de le voir.

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