Pendant 4 ans j’ai alimenté un fil sur l’ancien forum de l’ASCPF, destiné à illustrer en  photos, le cycle de reproduction des faucons crécerelles qui viennent chaque année nicher en profitant des nombreuses cavités de ce monument historique. A la clôture de ce forum, ce fil contenait 260 photos, 350 posts vus environ 3600 fois.

L’objectif de cet article n’est pas de résumer ce long fil, mais plutôt de présenter rapidement la vie de ces faucons en l’illustrant avec quelques photos représentatives.

En 2018, j’ai suivi 7 couples, en me limitant à l’extérieur des remparts, dont 6 permettaient de faire des photos de l’aire, même si certains ne voyaient jamais le soleil ou étaient très éloignés. Sur base des photos, il y a eu au moins 27 jeunes sur les 6 aires photographiées, au total une bonne trentaine. Et ceci sans compter les naissances à l’intérieur, en particulier sur la chapelle. Quand je suis parti en voyage début juillet, une partie des jeunes ne volait pas encore, alors que d’autres étaient partis depuis plus d’un mois ( ils quittent la zone environ 2 semaines après les envols ).

L’oiseau étant petit (comme un pigeon bizet) et les distances importantes (imposées par la présence des douves), les très longues focales s’imposent : 500mm avec très souvent un multiplicateur et un recadrage en DX ou un peu plus en profitant du capteur de 45 millions de pixels, donc beaucoup de précautions à la prise de vue.

Difficile, au vu de cette photo, de se rendre compte de la petite taille de ce rapace.

 

 

 

C’est la période des accouplements, j’apprécie beaucoup le moment une toute petite fraction de seconde avant !

 

Ravitaillement de la femelle en train de couver, toujours à l’extérieur de l’aire

 

La femelle part alors se poser ailleurs le temps de consommer rapidement la proie.

 

Coté est, il y a quelques arbres, cela est pratique aussi pour déjeuner à l’ombre

 

Si le mâle prend la relève dans l’aire pendant le repas de madame, elle prend le temps de faire un brin de toilette

Brève absence de la femelle, les petits ont environ une semaine.

 

Les jeunes ne peuvent pas dépecer eux-même les rongeurs (nourriture principale) avant environ 2 semaines, et c’est la femelle (jamais le mâle) qui les nourrit pendant cette période, qui touche à sa fin pour ceux-ci.

 

A partir de 3 semaines, les jeunes entraînent leurs ailes, c’est souvent comme ça qu’ils s’envolent involontairement à 4 semaines !

 

Celui commence à pas mal maîtriser le vol, après quelques jours de n’importe quoi. Pour finir, quelques photos d’autres aires :

 

Fratrie de 6, le plus âgé et de dos, le plus jeune encore blanc. Dommage que ce rempart nord ne voit jamais le soleil …

La partie externe de cette meurtrière du rempart ouest est si étroite, qu’il doit se jeter dans le vide, puis seulement ouvrir les ailes

Certainement un ancien nid de corvidé dans une partie parmi les plus hautes de la chapelle.

 

Plutôt que de montrer l’aire située très loin et dont les photos ont peu de pixels, voici la maîtresse de maison en chasse sur le glacis dans la douve du donjon.

Sur cette aire bien visible coté est, les piques anti-pigeon ne gènent pas la nidification, et dans quelques jours ces jeunes les franchiront pour venir tout au bord, même si il n’y a pas la place pour tous …

 

Reportage de Jean-Pierre MERIAUX ( photographies et texte )

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