Manchot empereur – Aptenodytes forsteri et Manchot royal – Aptenodytes patagonica

Crédit photo : Franck Lesueur
Une fois n’est pas coutume, abordons ce sujet par la classification et l’évolution des espèces. En phylogénétique, tous les Manchots et les Gorfous appartiennent à la classe des oiseaux, sous-classe des impennes, ordre des Sphénisciformes, famille des Sphéniscidés. Au-delà de tout ce qui les réunit, on distingue six genres différents parmi lesquels le genre Apténodytes qui regroupe le Manchot royal et le Manchot empereur. Mais commençons par tout ce que les différentes espèces de Manchots ont en commun. Ces oiseaux Aptères[1] incapables de voler, sont cependant bien pourvus d’un bréchet[2] contrairement aux oiseaux Ratites[3] qui eux n’ont jamais eu cette capacité à voler. Tout laisse donc penser qu’à l’origine, les Sphéniscidés volaient et l’étude des éléments fossiles tend à montrer qu’il existe un cousinage probable entre les Manchots et les Pétrels. Leur cervelet est équipé des structures tridimensionnelles spécifiques aux voyageurs au long cours et le bec du Petit Manchot bleu porte des tubulures semblables à celles des Pétrels et Albatros.
Les Manchots tels que nous les connaissons aujourd’hui sont donc un exemple d’adaptation au milieu et aux conditions climatiques qu’ils ont subis au fil du temps. Leur évolution morphologique est le résultat de leur adaptation au milieu marin pour résister à la pression infligée par l’eau et à la conductibilité thermique vingt fois supérieures à celles de l’air. Sous les contraintes exercées par l’eau, leurs ailes se sont transformées en « palettes natatoires rigides »[4]. Les os se sont aplatis et solidifiés, les muscles du dos se sont développés. Les Manchots peuvent compter sur leurs muscles pectoraux qui prennent solidement appui sur le bréchet, si bien que l’on peut dire d’eux qu’ils volent dans l’eau, tant leur aisance à s’y déplacer ressemble à un vol aérien. Des articulations, seules celles des épaules sont restées mobiles. Les tendons se sont rigidifiés et les pattes liées à une ceinture pelvienne puissante, se sont déplacées vers l’arrière du corps tout en conservant les capacités au déplacement terrestre, y compris celle de sauter. De longues et légères, les plumes sont devenues courtes et rigides et assurent une meilleure isolation thermique et une meilleure pénétration dans l’eau.
[1] Qui n’ont pas d’aile
[2] Ou « quille du sternum » sur lequel sont fixés les muscles puissants qui permettent à l’oiseau de voler.
[3] Oiseaux coureurs dépourvus de bréchet tels le Kiwi, l’Emeu et l’Autruche.
[4] Guide des Manchots, Rémy Marion

Crédit photo : Franck Lesueur
Les Manchots se reproduisent en colonie. Ils ne peuvent pas compter sur une différenciation visuelle (ils sont tous semblables) et le seul moyen pour eux de s’identifier entre eux est la vocalise unique que chacun d’eux émet, véritable marque d’identité. Les Manchots ont une très bonne ouïe. En ce qui concerne leur vision, il semble qu’ils soient myopes à terre et que leur vue soit bien adaptée au milieu sous-marin. Leur alimentation est exclusivement marine : poissons, crustacés, céphalopodes, animaux marins, si bien que pour se nourrir, les Manchots sont dans l’obligation de plonger. Or, ils possèdent un système respiratoire pulmoné qui a dû lui aussi s’adapter à leurs conditions de plongées pour supporter l’augmentation de pression, conserver leur température interne et atteindre les proies qui se trouvent parfois en profondeur. Le volume respiratoire et la surface des échanges gazeux chez les Manchots sont plus importants que chez les autres oiseaux. Ceci permet d’éliminer plus rapidement l’excédent d’azote lors des plongées et de reconstituer plus vite les réserves en oxygène lors des remontées en surface. La durée moyenne des plongées est de 2 minutes au cours desquelles les Manchots vont jusqu’à 100 mètres de profondeur. Ce sont des oiseaux endothermes, ce qui signifie que c’est leur métabolisme interne qui produit leur énergie thermique (chaleur). Celle-ci doit être comprise entre 35° C et 41° C sous peine de lésions irréversibles. Leur système de thermorégulation a dû s’adapter aux contraintes thermiques auxquelles ils sont exposés. Pour cela, ils peuvent compter sur la densité de leur plumage (12 plumes au cm²), disposées comme les tuiles d’un toit, leur imperméabilité renforcée par l’huile fournie par la glande uropygienne. En outre, la base de leurs barbules[1] emprisonne l’air formant un matelas qui empêche la perte des calories. Cependant, lors des plongées, l’augmentation de la pression chasse l’air à la base des barbules, amoindrissant l’efficacité de la protection naturelle, obligeant les oiseaux à une dépense en calories importante pour conserver leur température interne. Leur système sanguin permet cependant, pour limiter les pertes en calories, d’irriguer prioritairement les organes vitaux tandis que les ailerons et les pattes prennent une température proche de celle de l’eau. En extérieur, les Manchots supportent, sans modification de leur métabolisme, des températures proches de – 10° mais pour ceux qui sont soumis à des températures trop élevées, une vasodilatation permet au sang de circuler plus vite et d’atteindre les ailerons dont la surface sert de régulateur. Plus classiquement, certains augmentent leur vitesse de ventilation par le bec. Dès lors que les températures extérieures descendent en dessous de – 10°, ces adaptations déjà exceptionnelles ne suffisent pas et c’est grâce à leur adaptation comportementale que certains Manchots soumis à des conditions extrêmes (Manchot empereur) font face aux éléments en se regroupant pour former une « tortue ». 2 oiseaux se positionnent côte à côte tandis qu’un 3ème se place face à eux en posant sa tête entre leurs épaules. Puis la tortue s’agrandit selon les mêmes règles tout en tournant sur elle-même repoussant peu à peu les oiseaux placés au centre vers les extrémités. Ce mouvement perpétuel permet à tous les individus d’être placés tour à tour à l’intérieur et à l’extérieur de la formation. En période de couvaison, la formation peut comporter jusqu’à 6 000 individus. Là où les Manchots ne sont pas soumis à des conditions climatiques extrêmes, ils peuvent nicher dans des terriers, dans des cavités ou dans la végétation à l’abris du soleil. Afin d’éviter la chaleur, certains ne viennent à terre que la journée et d’autres (comme le Manchot Royal) utilisent des cours d’eau ou retenues d’eau pour prendre des bains d’eau douce. Bien qu’ils soient des oiseaux d’eau, les Manchots se reproduisent à terre quelquefois à de grandes distances des rivages où ils se nourrissent. Pour se déplacer sur terre, ils utilisent 3 moyens de locomotion : la marche (dandinement laborieux), la glissade et le saut.
[1] Le réseau de barbe des plumes appelé vexille est un enchevêtrement de filaments, munis d’innombrables crochets minuscules, appelés barbules.
Le genre Apténodytes : Manchot empereur – Aptenodytes forsteri et Manchot royal – Aptenodytes patagonica

Manchot royal – Crédit photo : Franck Lesueur
Ces deux Manchots sont les plus grands et les plus lourds de tous. Leur genre commun : Apténodyte signifie « Plongeur sans aile ». Bien que cousins proches, leur habitat et leur rythme de reproduction sont différents. Ils ont cependant en commun le fait de ne pas faire de nid mais de couver leur unique œuf dans une poche incubatrice située dans leur sangle abdominale. Cette poche recouvre les pattes du Manchot sur lesquelles est posé l’œuf. Ils vivent exclusivement dans l’hémisphère sud de la planète. L’aire de répartition du Manchot empereur se situe sur la banquise tout autour du continent antarctique à l’exception de la péninsule elle-même, tandis qu’on trouve le Manchot royal sur différentes îles et archipels : Crozet, Malouines, Géorgie du sud, Kerguelen entre autres…

Crédit photo : Franck Lesueur
A première vue assez ressemblants, le Manchot empereur[1] est cependant plus gros que le Manchot royal[2], tandis que le royal est lui plus coloré que l’empereur, avec en particulier une belle tache orangée bien visible de chaque côté de la tête et une zone rose à orange vif sur la mandibule inférieure. Ces couleurs, bien que présentes chez le Manchot empereur, sont plus discrètes et moins visibles. A la naissance, les poussins des 2 espèces sont nus, à la peau noire pour le royal tandis que celle de l’empereur est grise. Ils se couvrent peu à peu d’un duvet chocolat pour le royal, gris-bleu pour l’empereur. Le juvénile du Manchot royal est moins coloré que ses parents jusqu’à ce qu’il atteigne la fin de sa deuxième année. Les deux espèces se reproduisent à la colonie et couvent leur unique œuf posé sur leurs pieds recouvert de leur poche abdominale. A partir de là, tout diffère sur la reproduction à commencer par le calendrier lui-même.
[1] 110 à 130 cm – mâle 38 kg avant le jeûne, 23 kg en fin de jeûne – femelle 29 kg avant le jeûne, 23 kg en fin de jeûne.
[2] 85 à 95 cm – îles Crozet : mâle 12,8 kg en moyenne, femelle 11,5 kg – Géorgie du Sud : mâle 16 kg, femelle 14,1 kg. Avant la mue, les oiseaux pèsent jusqu’à 20 kg.

Crédit photo : Franck Lesueur
Le Manchot empereur démarre son cycle de reproduction au début de l’hiver au mois de mars quand la banquise se solidifie. Après une longue marche en procession, des milliers d’individus se regroupent sur le site de reproduction situé loin du bord de la banquise. Le temps de la séduction peut alors commencer sous forme de chants et vocalises bien orchestrées pour éviter un brouhaha inaudible[1]. C’est la femelle qui choisit le mâle en se plaçant devant lui. Elle l’invite à exécuter un chant synchronisé[2]. Puis le couple déambule l’un derrière l’autre jusqu’à l’accouplement. Un seul œuf est pondu à la mi-mai, au plein cœur de l’hiver. Une opération à haut risque commence alors puisque la femelle transmet l’œuf au mâle par une température extérieure qui peut atteindre les – 62° avec des vents à 200 km/h. Le transfert doit se faire en quelques secondes sans que l’œuf ne tombe sur la banquise, faute de quoi, il gèlerait immédiatement. Quand tout se passe bien, à ces conditions extrêmes, l’œuf est lui maintenu à une température de 31 ° sous la poche ventrale de son père qui va le couver seul pendant 62 à 67 jours tandis que La femelle repart immédiatement pour aller se nourrir en mer. Le père lui, jeûne durant toute la période de la couvaison. Il perd jusqu’à 45 % de son poids. La mère revient en général un peu avant l’éclosion qui a lieu vers la mi-juillet[3]. Une nouvelle manœuvre de transmission délicate entre les parents commence qui ne doit pas prendre plus de quelques secondes et éviter à tout prix que le petit[4] touche la glace. Dès lors, le mâle retourne à la mer pour se nourrir. Il y restera en moyenne 24 jours avant de revenir et laisser sa partenaire repartir à son tour. A l’âge de 35 à 40 jours, le jeune peut désormais assurer seul sa thermorégulation. Les jeunes se regroupent en crèches et utilisent la technique de la tortue pour lutter contre le froid. Les parents reviennent tous les 2 jours pour nourrir leur petit. Les retrouvailles se font à la voix. En novembre, les petits muent et font leur plumage juvénile et en décembre, ils s’émancipent et partent vers les eaux de l’antarctique. C’est alors le printemps, les jeunes ne pèsent que 15 kilos mais vont trouver une nourriture abondante à cette saison, ce qui explique le choix fait par cette espèce de mener sa reproduction au cœur de l’hiver car le printemps est une saison favorable pour les jeunes au moment de leur émancipation.
[1] Dans un rayon de 7 mètres, chaque individu attend son tour pour vocaliser afin de ne pas mêler sa voix à celle d’un autre individu.
[2] Ce temps est essentiel pour apprendre à reconnaître la voix du partenaire, puisqu’il s’agit du seul moyen qu’ont les individus pour se reconnaître.
[3] En cas de retard, le mâle peut nourrir le petit pendant une quinzaine de jours avec ce que l’on appelle le « lait de manchot » qui est en fait une sécrétion œsophagienne.
[4] Qui nait tout nu

Manchot royal – Crédit photo : Karine Demetz
Le Manchot royal lui ne mène à terme que 2 reproductions en 3 années : une reproduction précoce avec ponte au mois de novembre et une reproduction tardive avec ponte au mois d’avril. En effet, un cycle s’étale entre 14 et 16 mois et il faut un peu plus d’un an à un jeune Manchot royal pour s’émanciper, obligeant ses parents à entamer une reproduction tardive[1] après son émancipation. Dans ce cas, les chances de survie du jeune sont moindres car il est plus vulnérable en hiver qu’un oiseau issu d’une reproduction précoce. Un cycle de reproduction passe par plusieurs étapes de 2 ou 3 semaines (nourrissage en mer, mue, puis à nouveau nourrissage en mer) avant la formation du couple qui prend de 2 à 8 semaines. La ponte et la couvaison prennent 8 semaines et l’élevage du jeune nécessite de 10 à 13 mois. La reproduction se passe à même le sol, en colonie, sur des plages, des moraines[2] ou des terrains plats. Comme chez le Manchot empereur, après la ponte, c’est le mâle qui assure la couvaison, pendant la première quinzaine, tandis que la femelle retourne se nourrir. Contrairement au Manchot empereur, les deux parents alternent les temps de couvaison avec un total de 6 transferts.
[1] Après un cycle de reproduction précoce
[2] Amas de blocs rocheux issus de la fonte d’un glacier

Manchot royal et son œuf – Crédit photo : Franck Lesueur
A la naissance, le petit est couvé par ses parents pendant 39 jours, puis l’élevage se fait à la crèche[1] pendant les 50 semaines suivantes. Les parents reviennent nourrir leur petit tous les 4 à 20 jours[2]. A l’âge de 40 à 60 semaines, les jeunes revêtent leur plumage d’adulte. Lorsqu’ils quittent la colonie, ils s’éparpillent pendant 3 ans avant de revenir sur le lieu de reproduction. Pétrels et Shuas sont les principaux prédateurs des poussins des 2 espèces tandis que les adultes sont prédatés par le Phoque léopard et l’Orques lorsqu’ils sont en mer. Sur la banquise, durant la reproduction, le Manchot empereur n’a aucun prédateur. Il est le seul animal à pouvoir supporter les conditions extrêmes dans lesquels il se trouve. Même si les populations de ces deux espèces de Manchots sont stables, il est à craindre cependant que la détérioration des conditions climatiques ne contribue à leur déclin dans les années à venir à moins qu’une nouvelle fois, ils fassent preuve d’une grande adaptation pour affronter ces changements.
[1] Même s’il reste des adultes sur le site, la crèche n’est pas surveillée. En cas de froid, les Manchots royaux ne forment pas « la tortue » comme le font les Manchots empereurs.
[2] 20 jours en hiver.

Manchot royal et son petit – Crédit photo : Karine Demetz
Autres espèces de Manchots

Manchots de Humbolt – Crédit photo : Roger Levalet
Nom scientifique : Spheniscus humboldti
Genre : Spheniscus
Taille : 68 cm environ
Poids : entre 4,5 et 4,9 kg.
On le trouve sur la côte ouest de l’Amérique du sud, uniquement au Chili et au Pérou.
Il niche dans les rochers ou dans un terrier. Il pond 2 œufs de tailles différentes. Le premier poussin né survit rarement.
Espèce vulnérable.

Manchots du Cap – Crédit photo : Jean-François Raux
Nom scientifique : Spheniscus mendiculus (mendiculus signifie : petit coquin)
Genre : Spheniscus
Taille : 53 cm environ
Poids : 1,7 à 2,5 kg.
Il est le plus petit des Manchots de l’espèce Spheniscus. S’il vit dans un environnement sans froid ni neige, c’est cependant grâce à un courant d’eau froide qu’il a pu s’adapter à son environnement.
On peut l’observer dans certaines îles de l’archipel des Galapagos uniquement.
Il s’agit d’une espèce menacée. Deux causes principale à cette menace : le réchauffement de l’eau provoqué par le courant El Nino et la pression humaine due au tourisme sur l’Archipel.
Le Manchot des Galapagos passe les journées dans l’eau et ne vient à terre que le soir quand la température est moins forte.
Il niche dans des fissures volcaniques et se reproduit à n’importe quelle époque de l’année. Le couple pond 2 œufs.

Manchot papou – Crédit photo : Damien Demetz
Nom scientifique : Pygoscelis papua
Genre : Pygoscelis
Taille : entre 50 et 90 cm
Poids : entre 4,8 et 7,9 kg.
On le trouve sur les îles subantarctiques et sur la Péninsule antarctique. Les colonies se déplacent d’une année sur l’autre car leur présence dans un lieu détruit la végétation.
II ne nidifie jamais sur des sites enneigés. Il fabrique un nid de pierres qu’il édifie sur les plages, dans les vallées, au sommet d’une falaise… Le couple y pond 2 œufs. Les petits sont nourris jusqu’à l’âge de 80 jours.
Espèce vulnérable.

Manchot de Magellan – Crédit photo : Karine et Damien Demetz
Nom scientifique : Spheniscus magellanicus
Genre : Spheniscus
Taille : 70 cm environ
Poids : entre 4 et 4,9 kg.
On le trouve à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. D’avril à août, il migre vers le nord et remonte vers l’Argentine, voire le sud du Brésil. Il niche dans des terriers à proximité de l’eau. Le couple y pond 2 œufs. Les petits sont nourris par les parents jusque vers l’âge de 80 jours.
Même s’il fait partie des espèces de Manchots aux populations les plus nombreuses, il est en voie de devenir menacé.

Manchot d’Adélie – Crédit photo : Philippe Ricordel
Nom scientifique : Pygoscelis adeliae
Genre : Pygoscelis
Taille : 70 cm environ
Poids : entre 3,7 et 6 kg.
On le trouve sur de nombreuses îles autour de l’Antarctique. Reproduction d’avril à octobre en grandes colonies, souvent proches d’autres espèces de Manchots (papou, adélie). Il construit un nid simple formé de petits cailloux et de plumes. 2 œufs y sont pondus. Les petits s’émancipent vers l’âge de 7 à 8 semaines.
Population stable.

Manchot à jugulaire – Crédit photo : Philippe Ricordel
Nom scientifique : Pygoscelis antarctica
Genre : Pygoscelis
Taille : entre 68 et 76 cm
Poids : entre 3,4 et 4,9 kg.
On le trouve sur de nombreuses îles autour de l’Antarctique. Il nidifie en grandes colonies et construit son nid au sol dans une cavité entourée de cailloux. 2 et plus rarement 3 œufs y sont pondus.
Population stable.

Gorfou sauteur – Crédit photo : Karine et Damien Demetz
Nom scientifique : Eudyptes chrysocale
Genre : Eudyptes
Taille : de 40 à 58 cm
Poids : entre 2,3 à 4,2 kg
On le trouve dans de nombreuses îles de l’hémisphère sud autour de l’Antarctique. Il niche en colonies regroupant un très grand nombre d’individus. Il pond 2 œufs de tailles différentes, dont le poussin du plus petit survit rarement.
Espèce vulnérable.

Gorfou des Fjordland- Crédit photo : Philippe Ricordel
Nom scientifique : Eudyptes pachyrhynchus
Genre : Eudyptes
Taille : de 40 à 55 cm
Poids : entre 2,5 à 4,8 kg
On le trouve dans les îles du sud de la Nouvelle Zélande et sur l’île Stewart. Il est le moins sociable des Manchots. Absent de la colonie de mars à juin. Il revient pour nidifier. Il construit son nid dans les racines d’arbres, sous des rochers ou dans des grottes à proximité des côtes. 2 œufs couvés dont le premier poussin ne survit pas.
Espèce vulnérable, fortement menacée.

Manchot royal – Crédit photo : Franck Lesueur
Texte : Pascale Hervieu
A noter : Chanceux sont ceux qui ont pu photographier le Manchot empereur ! Aucun chanceux à l’ASCPF, donc ne soyez pas étonnés qu’aucune photographie de lui ne figure dans cet article. Pour autant, il était intéressant de le découvrir malgré tout.
Photographies par ordre d’apparition sur mon disque dur : Franck Lesueur, Roger Levalet, Jean-Pierre Mériaux, Karine Demetz, Damien Demetz, Annik Marin, Philippe Ricordel, Diane et Olivier Hervieu, Jean-François Raux. Merci pour votre participation à cet article.
Référence bibliographique :
Guide des Manchots – Rémy Marion – Delachaux et Niestlé
Références sitographies :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Barbule
https://manchots.com/etymologie/
https://manchots.com/manchot-royal/
https://manchots.com/manchot-empereur/
https://www.oiseaux.net/oiseaux/manchot.royal.html
https://www.oiseaux.net/oiseaux/manchot.empereur.html
https://manchots.com/manchot-empereur/
https://manchots.com/manchot-royal/
https://terreadelie.sblanc.com/pages/skua-antarctique.htm


























