Forums Carnets de photographes Sujets et photographies réalisés en Europe Voyage au Varanger (Robert Balestra) Répondre à : Voyage au Varanger (Robert Balestra)

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Franck Lesueur
Admin ASCPF

Nous avons fait ces photos lors de notre approche, lorsque nous sommes arrivés à cette distance les oiseaux n’ont pas manifesté d’inquiétude, nous sommes donc restés à cet endroit puisque çà nous allés aussi. Nous étions un peu dissimulés dans les plis de terrain. Nous nous sommes recouverts de filets et de bâches camouflage. C’est difficile d’installer une tente affût là bas avec le vent fort omniprésent.

Les combattants ont vraiment un comportement prévisible. Il tolère une présence humaine non dissimulée jusqu’à une certaine distance (je dirais 50 à 60 mètres). Il y a un lek à côté d’une aire de pique nique (table et bancs) et les oiseaux continuent leurs salades pendant que les gens mangent, parlent et rigolent…..
Si l’approche se fait délicatement, on peut arriver à 30 mètres mais pas plus. Ensuite çà décolle et ils vont attendre à distance que la zone devienne sûre pour revenir. Les 4 leks que nous avons vus sont tous sur de petits monticules. Si on est trop près les oiseaux se mettent derrière le monticule et vous ne faites que des photos de tête ! D’où l’intérêt de trouver la bonne distance, premièrement pour ne pas les gêner et ensuite pour faire des photos digne d’intérêt.

Mais si je devais retourner là bas je ne ferai pas comme çà. L’idéal serait de trouver un lek isolé où tu n’es pas dérangé, il y en a si vous n’avez pas peur de marcher un peu pour s’éloigner des pistes. Ensuite vous installez un affût fixe sommaire mais efficace avec faible hauteur (pour qu’il soit discret dans ces paysages désespérément plats) et résistant au vent avec des bois, bâches (ne pas oublier les piquets) et filets, je vous fais confiance pour çà. Vous le laissez en place le temps de vos photos, je suis sûr que c’est la solution. Même si ces oiseaux sont un peu farouches, je pense qu’ils doivent vite incorporer l’affût dans leur environnement.

Le problème lorsque je pars à l’étranger de courtes périodes et que je ne suis pas sûr de revenir, j’ai toujours le même dilemme. Rester plusieurs jours sur la même espèce où visiter plusieurs biotopes pour voir d’autres paysages et chercher de nouveaux oiseaux, il y en a tant à voir !!!! Les combattants étaient une rencontre phare de notre séjour, nous leurs avons consacré 2 jours plein mais pour tenter de faire les photos dont je rêve. Je pense que c’est possible mais il faudrait leur consacrer au moins le double de temps et surtout venir plutôt en saison pour voir les combats à leur apogée, mi-mai d’après les gars sur place. Sans compter qu’il faut faire plusieurs leks pour chercher celui qui va pour nous avec de jolis bokeh etc…. le notre était à côté d’un lac et du coup, cette bande bleue sur toutes mes photos ne m’enchante guère

J’étais avec deux copains qui me semblaient plutôt partisans pour voir autres choses et tenter de nouvelles espèces. Et puis c’est vrai que nous étions déjà contents des photos réalisées même si elles n’ont rien d’exceptionnelles comme je l’ai écris. Comme j’étais partagé, j’ai également opté pour ce choix.

Je vous conseille je petit fascicule très bien fait qui ne coûte que 8 ou 9 euros. Il date de 2004 mais les infos sont pour la plupart encore d’actualité (ce qui n’est pas valable pour tous les titres, notamment le Maroc, soit dit en passant) : http://www.birdguides.com/webzine/article.asp?a=2395

Robert.

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