#33059
Pascale
Admin ASCPF

    Bonjour,

    Ce reportage est sorti comme une bombe au moment de Montier et quelque part, il me semble qu’il visait personnellement Olivier Larrey. Pourquoi cette année et pas une année précédente ? Le phénomène n’est pas nouveau et tout le monde le sait ! Pourquoi jeter le discrédit sur Olivier Larrey qui semble t-il a fait un réel travail d’observation pour faire cette exposition ?

    Si plus personne ne peut faire ce type de travail, qui témoignera à l’avenir du devenir des espèces lointaines et très sauvages ?

    N’est-ce pas le risque de les abandonner à un triste sort : coup de fusil, piégeages, extinction dans l’indifférence ?

    L’intérêt des photographes pour ces espèces a le mérite de les faire connaître du grand public qui ne pourra jamais les approcher et cela contribue à la sensibilisation et à leur protection.

    Or, il est bien évident aussi, qu’il n’est pas possible de faire ce type de photo sans affût fixe et nourrissage.

    Et plus généralement, les photographes qui mettent des graines aux oiseaux l’hiver ou qui donne une proie à la buse de leur coin, sont-ils condamnables pour cela ?

    Pour moi les problèmes se situent plutôt :

    – Sur la sur-exploitation qu’en font les personnes qui louent ces affûts… (et le fric qu’ils se font avec) Ce qui, à force, rend difficile la photo originale (je pense aux affûts de Bence Maté où les photos, quels que soient les photographes ont toutes la même empreinte).

    – Sur les photos primées issues de ces types d’affûts – non qu’il ne faille pas en primer certaines, mais au moins que les conditions de prises de vue soient indiquées (ou qu’une catégorie spéciale leur soit réservée pour laisser leur chance aux photographes moins riches et qui n’usent pas d’artifice)…

    A mon sens, il est beaucoup plus condamnable de réfrigérer un insecte pour le photographier… Et là aussi, tout le monde sait que certaines photos sont faites dans ces conditions ce qui rend plus facile la composition et augmente les chances d’être primé.

    En résumé je ne suis pas contre la pratique des affûts quels qu’ils soient à condition que cela soit précisé dans les paramètres de prise de vue et je suis contre toute manipulation d’espèces (et c’est beaucoup plus facile avec des insectes que de gros mammifères) pour faire des clichés.

    Pour ma part, je précise que je n’utilise jamais d’artifice pour faire mes photos et en macro, je ne déplace même pas mon sujet de son support avec pour conséquence, des photos sans doute moins bien léchées que celles qui utilisent des artifices.

    Pascale

     

     

     

     

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par Pascale.
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