Karin Caporal

Karin Caporal

Il est vrai que cela fait longtemps, très longtemps… bien trop longtemps que je devais finaliser ma demande d’adhésion. J’avais un parrain, le président de l’ASCPF de l’époque, Jean- Pierre Mériaux devait me présenter, mais ma vie personnelle en a décidé autrement et sans cesse j’ai dû repousser ma demande.
Je connais certains d’entre vous, depuis mes premières visites aux réunions parisiennes, nos rencontres lors de mes passages sur vos stands lors d’expos, j’ai même partagé vos diners festifs à la Grange aux abeilles de Giffaumont.
Ce fut lors du dernier rendez-vous de Montier que j’ai réédité ma demande auprès de Pascale, mon ami Olivier Gutfreund étant de permanence ce jour-là, il a tout de suite proposé d’être mon parrain et de présenter ma candidature rapidement.

Pour me présenter, j’ai débuté, la photo très jeune avec un instamatic 25 Kodak gagné lors d’un concours. Puis j’ai squatté ceux de mes parents et a 16ans toutes mes économies en poche, j’ai acheté mon premier boitier reflex, un Nikkormat.
On partait avec nos mobylettes, mon frère et moi, en forêt photographier les insectes… lui il aime toujours les p’tites bêtes, il est même devenu professeur au muséum d’histoire naturelle de Paris. Parallèlement dans la salle de bain. J’ai révélé mes premiers clichés N&B.
Puis les années passant, la vie de famille…
Les premiers boitiers numériques ne m’ont pas convaincue, j’ai débuté la vidéo, avec 15kg de matos sur le dos pour 1/4h d’images.
Lorsque mon mari, qui a toujours fait de la photo, s’est équipé du Canon 5Dmark2, j’ai enfin retrouvé avec son boitier le plaisir que j’avais avec mes premiers reflex argentiques.
Je suis revenue à la photo et tout naturellement à la photo animalière.
Accompagnée de mon époux, nous partions photographier les animaux principalement à l’affut. Nous nous sommes équipés d’un fourgon pour rester au plus proche de nos zones de prospection et être présents sur place pour déranger le moins possible.

Ma pratique c’est principalement l’affut.
Laisser venir à moi la faune, pour pouvoir la photographie en toute quiétude et dévoiler ses mystères. J’aime la douceur du rendu avec des bokehs qui valorisent le sujet, laissant l’imagination du spectateur vagabonder.
Je prépare mes sorties nature avec minutie, j’observe, j’apprends, j’analyse, je la respecte, et je m’adapte à elle.
Une photo ne justifie pas de déranger ou perturber un animal.
Je laisse, après mon passage, le lieu d’affut néant de tout impact environnemental négatif.

Au sein d’une association, je m’occupe aussi de protection de la chevêche et du busard saint Martin et nous sommes avec des amis en train de monter un groupe de protection des faons de chevreuils pendant les fenaisons.

Poussée et encouragée par mon parrain Olivier, j’ai débuté mes premières expos il y a 3 ans.
Puis de nombreuses expositions annulées pour cause de Covid, comme celle du festival de l’oiseau où je devais présenter ma «Forêt enchantée» sur l’ours brun slovène.
Les organisateurs m’avaient demandé de me présenter dans un clip, un peu comme vous…
Voici le lien vers le film que j’ai réalisé, cela vous permettra de mieux me connaitre et d’appréhender ma pratique et mon éthique.
https://www.youtube.com/watch?v=ZGHeNIf0ZZ0

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