Pascale et l’ASCPF

Crédit photo : Pascale Hervieu

ASCPF : Bonjour Pascale, peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Pascale : Je vis dans le Gard, dans un petit village situé à égale distance entre Nîmes et Montpellier. Je suis aux portes de la Petite Camargue, où je passe la majorité de mes temps libres.
J’ai connu l’ASCPF il y a 8 ans environ, grâce à Diane et Olivier.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Pascale : J’en suis membre depuis janvier 2011.

ASCPF : Tu fais partie du conseil d’administration. En quoi contribues-tu à faire vivre l’association ?

Pascale : Je suis entrée au CA en mars 2012. Depuis, j’ai participé à beaucoup d’activités dans la mesure où je pouvais les assurer à distance. Internet est un outil fabuleux pour cela. J’ai donc, dans un premier temps, pris la coordination des expositions. C’est un travail d’organisation important pour l’association, notamment lorsqu’il s’agit de préparer le festival de Montier en Der.

Lorsque Olivier (mon parrain ASCPF et mon petit frère dans la vie) a créé le blog, j’ai proposé de l’administrer. Je trouve que c’est un média formidable pour mettre en valeur le travail de nos membres. J’ai donc remis en forme beaucoup de documents issus du forum pour les rendre plus visibles et accessibles.

J’ai également été modératrice du forum jusqu’à ce que je sois élue à la présidence de l’association, en mars dernier.

ASCPF : Effectivement, tu as été élue présidente de l’association à la dernière assemblée générale. Peux-tu nous dire comment tu envisages ton nouveau rôle ?

Pascale : Pour moi, une association est un lieu de partage et de mutualisation. Partage des idées et des projets et mutualisation des compétences de chacun. J’espère pouvoir continuer à fédérer les membres autour des projets déjà existants et mon souhait est également de faire en sorte que des partenariats puissent aussi se mettre en place dans les régions. Mon objectif est d’étendre la notoriété et la visibilité de l’ASCPF au niveau national dans un but pédagogique auprès du grand public.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Pascale : Au-delà du fait que l’ASCPF m’a rapprochée de Diane et Olivier grâce au partage de la photographie et des sorties que nous faisons ensemble, j’ai trouvé ici de véritables amis. Pour moi, c’est la convivialité de l’association qui est essentielle à préserver.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Pascale : Il faut conserver et étendre l’éthique de l’ASCPF. Pour moi, cela passe par des actions pédagogiques auprès du public.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’es venue cette passion ?

Pascale : Contrairement à beaucoup de membres de l’ASCPF, je fais de la photo depuis seulement 5 ans. Aussi loin que je me souvienne, mes parents et mes frères ont toujours fait de la photo, essentiellement de monuments et de paysages. Personnellement je n’étais pas sensible à cette discipline. Je préférais dessiner ou peindre. Il y a 8 ans, j’ai commencé par fréquenter le forum de l’ASCPF. J’ai découvert là un monde que j’ignorais. Je n’avais jamais fait attention qu’il y a autant d’espèces d’oiseaux, je n’avais jamais cherché à mettre un nom sur un animal inconnu… J’ai tout découvert à travers les photos postées sur le forum. Il y a 5 ans, j’ai passé un Nème examen professionnel et pour le réussir, j’ai énormément travaillé. Cela occupait tout mon temps libre et je me suis dit que si je le réussissais, je devrais alors trouver une activité qui comblerait tout le temps que j’ai passé à travailler cette année-là. J’ai réussi l’examen, et j’ai décidé que ce serait la photographie ! Je me suis offert mon premier appareil reflex numérique et Olivier m’a offert un objectif 135 – 300 mm qui dormait dans son placard. J’ai été très soutenue dans mon apprentissage par les précieux conseils des membres du forum, que je me suis appliquée à suivre à la lettre, pour toute la satisfaction que cela m’apporte aujourd’hui.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Pascale : Je ne suis pas une voyageuse dans l’âme, au contraire, je suis même très casanière. La photo me permet de sortir de chez moi et je fais la grande majorité de mes photos en Petite Camargue où je vis. Ce territoire, restreint et vaste à la fois, m’émerveille à chaque fois que j’y suis immergée.
Cependant, j’apprécie aussi les sorties qu’il m’arrive de faire dans d’autres régions, en particulier si ces régions me nourrissent en odeurs qui rappellent mon enfance (herbe verte et humide et grandes forêts de hêtres).

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Pascale : Je ne peux pas dire que j’ai une démarche particulière parce que j’ai la sensation permanente de chercher mon style. Par contre, j’aime montrer le milieu dans lequel je photographie mes sujets et je suis très sensible à la belle lumière de Camargue. Jusqu’à l’an dernier j’ai beaucoup pratiqué la billebaude mais depuis que j’ai découvert l’affût en observant une colonie de guêpiers l’été dernier, j’avoue avoir un faible pour cette discipline qui permet de faire des observations dans la durée… je trouve cela fascinant !

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

« Piquet râleur » Cette photo a été prise au Centre du Scamandre (Gard). Alors que je passais dans le chemin, j’ai eu l’impression qu’il m’interpellait, me faisant revenir sur mes pas, car je ne l’avais pas vu au premier coup d’œil.

« Pouillot véloce » Une de mes toutes premières photos faite avec mon objectif Canon 100 – 400 mm. Ce petit oiseau s’est approché tellement près que ce fut un moment magique pour moi.

« L’enfer de la roselière » Cette photo illustre bien les ambiances que j’aime particulièrement. Elle a été faite en janvier 2013 alors qu’il faisait froid et qu’il y avait un très fort mistral. Les busards des roseaux s’en donnaient à cœur joie au-dessus de la roselière. Photo primée au concours IFWP 2013

« Escargot masqué » J’aime bien aussi la macrophotographie. Cet escargot a été photographié à 100 mètres de chez moi. Photo primée au concours IFWP 2012

« Guêpier d’Europe » Cette photo est issue d’une série de 1200 photos faites au cours de 113 heures d’affût entre juin et août 2013. Il était difficile d’en choisir une seule, mais celle-ci est une de mes préférées.

« Huppe huppe huppe » Lors de mes affûts aux guêpiers, j’ai eu la chance de pouvoir aussi observer une famille de huppe. Cet oiseau est magnifique et j’aime particulièrement cette photo.

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Pascale à elle même : « Quel plaisir éprouves-tu quand tu fais de la photo ? »

Avant tous, c’est le plaisir d’être immergée dans un lieu calme où je peux oublier tous les aléas de la vie quotidienne. Je suis alors hors du temps et un peu hors du monde. Je suis alors ouverte à tout ce qui se passe autour de moi et je prends beaucoup de plaisir aussi à l’observation du monde furtif qui nous entoure. Je trouve que cela n’a pas de prix et j’espère que mes petits-enfants en devenir auront la chance de pouvoir en être les témoins aussi.

ASCPF : Merci Pascale, on te souhaite à toi et à l’association un bon et long mandat de présidente… Que tes prières soient exaucées :-)

Pascale Hervieu

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